Oscar Wilde, Exposition

Publié le 17 Novembre 2016

Oscar Wilde, l’impertinent absolu

Jusqu’au 15 janvier 2017, le Petit Palais accueille une vaste exposition consacrée au célèbre auteur du portrait de Dorian Gray.

Première grande exposition consacrée à l’écrivain irlandais à Paris, elle rassemble plus de 200 pièces, photographies, manuscrits, tableaux et effets personnels associés à l’artiste. Une immense rétrospective qui nous emmène à la rencontre d’un personnage iconoclaste au parcours brillant et émouvant, dont elle suit la chronologie de son enfance à sa disparition tragique.

En commençant par sa naissance à Dublin en 1854 dans une famille fortunée, où Oscar Wilde apprend très vite à se distinguer de ses semblables. Il suit de brillantes études au Trinity College de Dublin et à Oxford, avant de s’installer à Londres où il se fait rapidement remarquer pour ses poèmes et ses critiques d’art. Communicant avant l’heure, il joue habilement de son image. Ainsi en 1882 il se rend en Amérique pour une série de conférences et se fait photographier par le très réputé Napoléon Sarony, prenant la pose sous toutes les coutures, déguisé en dandy. Si bien que ses clichés seront utilisés aussi bien dans des publicités que des caricatures.

De retour en Europe, Wilde séjourne à Paris et se lie avec Verlaine, Victor Hugo ou encore Mallarmé. Figure de la vie parisienne, Toulouse-Lautrec le représente dans son tableau “La danse mauresque”, assistant à un spectacle de danse. Quand il rentre à Londres, il épouse Constance Lloyd, écrit ses premières pièces et devient rédacteur en chef d’un magazine féminin. Avant de devenir l’un des hommes les plus célèbres d’Europe avec la parution du Portrait de Dorian Gray en 1891.

À l’apogée de sa gloire, il fait la connaissance d’Alfred Douglas qui devient son amant. Victime d’un complot fomenté par le père de son amant, cette liaison le conduira tout droit en prison pour immoralité. Une incarcération dont il sort deux ans plus tard, ruiné et affaibli. Il se réfugie alors à Paris où il s’éteint quelques mois plus tard, des suites d’une méningite.

En guise de conclusion, le témoignage de Badinter apporte un éclairage intéressant sur la relativité de la justice au gré des époques. Une justice impermanente, mais un talent immortel. 

 

Ariane Dubois.

2. Napoleon Sarony, Portrait d’ Oscar Wilde #22, 1882. © Bibliothèque du Congrès, Washington.

2. Napoleon Sarony, Portrait d’ Oscar Wilde #22, 1882. © Bibliothèque du Congrès, Washington.

Napoleon Sarony, Portrait d’ Oscar Wilde #26, 1882.  © Bibliothèque du Congrès, Washington.

Napoleon Sarony, Portrait d’ Oscar Wilde #26, 1882. © Bibliothèque du Congrès, Washington.

Cartes publicitaires se moquant du mouvement esthétique, 1882. Collection Merlin Holland

Cartes publicitaires se moquant du mouvement esthétique, 1882. Collection Merlin Holland

Cartes publicitaires se moquant du mouvement esthétique, 1882. Collection Merlin Holland

Cartes publicitaires se moquant du mouvement esthétique, 1882. Collection Merlin Holland

Rédigé par Ariane Dubois

Publié dans #Photographie, #Expo

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